jeudi 31 décembre 2009

Bonne Année et Meilleurs voeux pour 2010

vendredi 25 décembre 2009

FORMATION: "LES SUITES DE LA CRISE FINANCIERE, QUEL RÔLE L'ETAT DEVAIT-IL TENIR ?

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Les suites de la crise financière, quel rôle l'Etat devait-il tenir?

La crise économique révèle la véritable nature de notre société. Prenez le rôle des banques et de l'État. Les États ont dû venir à la rescousse, avec l'argent du contribuable, de banques devenues si puissantes que leur chute menaçait l'ensemble du système économique. Pendant des années de vache grasse, ces banques avaient amassé des milliards de bénéfices redistribués en dividendes et bonus aux plus riches de la planète. Mais quand arrivent les vaches maigres, c'est la collectivité qui devrait payer. et revoilà la dette publique qui explose, et revoilà les budgets d'austérité dans tous les pays. Et qui échappe à cette austérité? Évidemment, les banques et leurs actionnaires à qui elles recommencent déjà à distribuer bonus et dividendes. (Extrait de "Etudes Marxistes" n°88).
Les gouvernements appliquent le principe: "quand tout va bien, les bénéfices sont pour le capital privé, et quand çà va mal, c'est la collectivité qui trinque".

La formation sera donnée par Herwig Lerouge (rédacteur en chef d'Etudes Marxistes) le vendredi 29 janvier 2010 à 18h00', à la maison ouvrière de Quaregnon, rue Jules Destrée n°272.

Cette formation est d'un intérêt certain, par le fait que nous sommes tous concernés par la gestion économique de notre société. L'incidence sur notre vie dépend directement des décisions prises par l'Etat. Pourtant, au vu de ce qui se passe actuellement dans notre société, peut-on encore imaginer que les gouvernements soient uniquement au service des peuples qui les élisent?
Au terme de l'exposé, au moyen d'un 'slide', les participants auront l'occasion de poser toutes leurs questions.

Tout le monde est bienvenu à cette soirée.



Meilleurs voeux pour 2010



jeudi 10 décembre 2009

SNCB – Gare de Mons : Ras-le-bol des conducteurs de trains.


En cette matinée du 9 décembre, un jour d’automne comme tous les autres, triste, froid et humide, les navetteurs se sont encore fait "...piéger" par une grève des cheminots. Et pourtant, à qui doit-on en vouloir ? Pourquoi ce mouvement d’humeur ?

En fait, c’est à leur prise de service, très tôt le matin, aux alentours de 3h30’, les conducteurs de trains de ce dépôt furent déterminés à se croiser les bras, bien décidés de « débrayer ». Exaspérés par les tensions [tant physiques que psychologiques] provoquées par les exigences de service actuelles, causes d’une insécurité croissante, autant pour le personnel cheminot qu’il peut l’être pour les usagers. Imaginons seulement que l’accident ferroviaire en cette même gare de Mons, le 19 novembre dernier, à 23h30’, ait eu lieu durant une heure de pointe, dans un train bondé de navetteurs (…).

Pierre Blin, délégué syndical à la CGSP, nous confie : « cela fait des semaines que le malaise perdure, entre autres à propos des roulements de séries, où les temps de pauses réglementaires sont supprimés ou fortement réduits. Le non-respect de l’avis 10TR 2008 sur les temps de préparation technique des trains, dont la procédure est devenue assez fastidieuse, voire très contraignantes vu les conditions de travail. Aussi, nous demandons une meilleure ‘humanisation’ des temps de prestation, par exemple pour les conducteurs qui commencent leur service entre 23h00’ et 5h00’, de limiter leur prestation à 7h ». La vigilance est omniprésente dans ce métier, et donc les réflexes doivent être excellents.

« La SNCB a investi énormément et inutilement dans le système TBL 1 qui ne sert strictement à rien, alors qu’il existe le système KVB, utilisé en France, beaucoup plus fiable car il s’agit d’un appareil de gestion complémentaire, à la fois du matériel et du conducteur, en cas d’annonce d’une mission restrictive. Donc une assistance à la conduite avantageuse pour la sécurité. »
« Le chef de division représentant la direction ‘Trains’ a tenté de calmer les esprits. Mais rien n’est actuellement résolu. Nous devons nous réunir avec la direction B-Technics ce mercredi 16 décembre, en espérant que les négociations aboutissent enfin à un accord valable, tant pour le personnel SNCB que pour la sécurité des navetteurs, mais il est un fait évident, c’est que nous ne voulons plus jamais voir une catastrophe comme celle du 19 décembre, où une collègue accompagnatrice a perdu la vie ». « Il est clair qu’en cas de désaccord, nous repartirons à la grève ! ».

Le règne du non-sens

L’application des directives européennes, découlant des accords de Lisbonne, impose une plus grande flexibilité des travailleurs. La SNCB n’y échappe pas, et cela se fait au détriment de la sécurité. L’allongement du temps de travail se fait en dépit du nombre croissant de chômeurs. On exige plus, toujours plus, jusqu’à ce que la corde lâche. Jusqu’à la déglingue sociale, jusqu’à la catastrophe ferroviaire, l’accident !
Le projet actuel de filialisation du transport de fret ferroviaire belge par la direction de la SNCB, se fait aussi en dépit de tout bon sens, tant écologique, social, qu’humain ou même matériel.

La grève ...pour la sécurité des gens.


Les grèves sont préjudiciables au service offert au navetteur sur le moment, c'est un fait. Mais les grévistes, par leurs actions, perdent eux aussi de l'argent, en ces temps où tout un chacun en a bien besoin pour vivre. Une action de grève telle que ce mercredi a peut-être pénalisé le-malheureux-navetteur-pris-en-otage-par-une-grève-sauvage, certes, mais les actions de ce genre s'inscrivent bien souvent en faveur de la sécurité, dans l'intérêt de l'usager, et dans le but d'une meilleure qualité de service.

Alex Pozetti (Correspondant PTB Mons-Borinage)

mardi 8 décembre 2009

SNCB :: Une filialisation de B-Cargo (transport de fret ferroviaire) est-elle vraiment nécessaire et inévitable?

( Article extrait du blog de Jean-Claude Challe, cliquez ici)

Analyse sur le transport de fret ferroviaire belge :

"Une filialisation de B-Cargo : Est-elle vraiment nécessaire et inévitable ?"


Au niveau européen

Les différentes directives ont démontré leurs limites (renationalisation de certaines lignes et de l'infrastructure en Angleterre, stagnation du trafic sur toute l’Europe au profit de la route bien plus meurtrière et polluante, démantèlement des gares de formation et du trafic diffus, …….).

Au niveau national et régional

Suivi sans condition et application des directives européennes. Manque total d’alternative de la gauche sociale démocrate (PS/SPa) ainsi que des partis Ecolo. Pas de prise de position pour la défense des services publics, au profit de la libéralisation à outrance. Pas de véritable défense des emplois statutaires de ces entreprises, au profit d’emplois instables. Pas de politique visant réellement à retirer les milliers de camions de nos routes, donc pas de politique réelle de réduction de CO2.

Au niveau syndical

Les différentes directions nationales des organisations syndicales, ont trop adopté une politique d’attentisme. Politique du laisser faire. Probablement liée au fait que une partie d’ entre-eux sont fidèlement attaché à la politique des « partis frères ».

........Pour lire la suite, cliquez ici.


( Article extrait du blog de Jean-Claude Challe, cliquez ici)

samedi 21 novembre 2009

Formation :: Pourquoi le mur de berlin devait-il tomber?

(Cliquez sur l'image pour obtenir l'invitation)


Tout le monde est bienvenu à la formation donnée le jeudi 26 novembre prochain à la salle ouvrière, 272 Rue Jules Destrée à Quaregnon.
Nous commencerons vers 17h30'.

Le "battage médiatique" est en pleine démesure, avec l'anniversaire des 20 ans de la chute du mur de Berlin.

Symbolique de la fin programmée de l'URSS, la chute du mur réunifie les deux Allemagne de l'époque, la république fédérale (ouest) et la république démocratique (est).
L'URSS démantelée moins de deux ans plus tard, les communistes perdent le contrôle de la Russie.
Depuis, le capitalisme règne en maître sur la plus grande majorité du monde. Est-ce un bienfait, ou une malédiction?
Comment vivaient les russes sous le communisme, et comment vivent-ils aujourd'hui? Sont-ils mieux maintenant? Qu'ont-ils gagné, qu'ont-ils perdu?
Le néolibéralisme a le vent en poupe depuis ce temps-là, et nous voyons actuellement où çà nous a mené: crises financières (Krach boursiers) à répétition, éclatement de bulles spéculatives, le retour aux guerres de colonisation par les USA, l'appauvrissement généralisé des populations mondiales, l'Europe néolibérale désireuse de rivaliser économiquement avec les USA tout en appauvrissant sa population, la perte progressive des acquis sociaux conquis par nos grands-parents lors des luttes ouvrières des 19 et 20ème siècle ....

Autant de questions que tout un chacun peut être amené à se poser. La soirée du 26 novembre est donc une occasion pour obtenir quelques éclaircissements. Chacune et chacun y est bien cordialement invité(e).

mardi 17 novembre 2009

Exclusif :: Le top-30 des fortunes possède 785 filiales paradisiaques

Marco Van Hees (Article extrait du site PTB.BE)

Parmi les 30 plus grosses fortunes de Belgique, 27 possèdent des sociétés détenant des filiales dans des paradis fiscaux.

Les richards vivent-ils au paradis ? Non, ils vivent aux paradis. En effet, chaque paradis fiscal a ses particularités. Ainsi, les fortunés belges (ou les riches exilés fiscaux que nous n’enfermons pas dans des centres fermés) profitent chez nous de l’absence d’impôt sur le patrimoine. De même, leurs multinationales bénéficient du régime fiscal des centres de coordination ou du régime qui les remplace, les intérêts notionnels.

Mais leurs groupes créent aussi des filiales dans d’autres paradis fiscaux, qui présentent des attraits spécifiques. Nous avons épluché les comptes des sociétés des trente premières fortunes belges[i] et avons localisé leurs filiales paradisiaques. Au total, 785. Impressionnant ! Même si Fortis Banque ­– le bébé dont on a retiré la garde à Maurice Lippens – en accapare la moitié.

Le paradis le mieux représenté est le Grand-duché de Luxembourg, avec 220 filiales. Trois richards y ont d’ailleurs établi aussi la maison-mère de leur groupe : Jan De Nul, Theo Roussis et son épouse Gunhilde Van Gorp, ainsi que le baron Dominique Collinet. Contrairement aux normes internationales, la loi belge permet aux résidents d’administrer des trusts à l’étranger. Dans les années 90, ce même baron avait nommé comme administrateur de son centre de coordination un certain… Didier Reynders, le futur ministre des Finances.

Le Libéria est spécialisé dans les pavillons de complaisance et, à l’instar des îles Marshall et du Luxembourg, dans les montages financiers pour leasing maritime. Justement, les sociétés maritimes de la famille Saverys, CMB et Euronav, détiennent 15 filiales au Libéria, 5 aux îles Marshall et 3 au Luxembourg. Quelle coïncidence, non ?

Enfin, il y a les filiales hors concours. Nous n’avons pas retenu celles installées en Belgique, bien sûr, ni aux Pays-Bas et à Londres (pourtant considérés comme des paradis fiscaux) en raison de la difficulté d’y distinguer filiales ordinaires et filiales paradisiaques. Mais relevons par exemple que la Sofina, holding de la famille Boël, possède 10 % de RAB Finance, un hedge fund basé à la City de Londres. Les hedge funds, fonds spéculatifs considérés comme les pirates de la finance, sont pour deux tiers d’entre eux implantés dans des paradis fiscaux.

Nous n’avons pas non plus repris les sociétés familiales à partir desquelles nos trente richards contrôlent le capital de leur groupe. Une telle société peut aussi avoir des raisons de s’implanter dans un paradis fiscal. Si ça vous tente, sachez tout de même qu’à Jersey, par exemple, les sociétés de ce genre sont créées pour des fortunes d’au moins un million d’euros.

lundi 16 novembre 2009

Présentation de la campagne "Taxe des millionnaires" à Mons-Borinage.



A Quaregnon, ce samedi 14 novembre, la présentation de la campagne « taxe des millionnaires » fut un réel succès auprès des montois-borains.

Venus tout spécialement pour écouter le porte-parole national du
PTB, Raoul Hedebouw (co-auteur du livre ‘priorité de gauche’), les participants ont posé leurs questions à la suite de l’exposé (illustré du ‘slide’ disponible sur ce blog). Les inquiétudes sont évidentes, face au fossé grandissant entre la classe des plus nantis et la classe moyenne qui se désagrège. Les licenciements se multiplient dans toutes les entreprises du pays, l’appauvrissement général de la population active fait l’objet des plus grandes inquiétudes.

Le Parti du Travail de Belgique propose le remède idéal, qui pourrait rétablir un équilibre entre les extrêmes de la population. Et donc, le but de la campagne est d’interpeller le monde politique au pouvoir, afin qu’il prenne ses responsabilités. Pour ce faire, devenir membre du fan-club en est un moyen, car l’on participe dès lors à la pétition mise en place par le
PTB en faveur d’une meilleure taxation des plus grosses fortunes.
De manière assez théâtrale, le matériel de campagne fut présenté à l’assemblée, enthousiaste à vouloir aider à cette noble action.

Pour de plus amples renseignements, et pour participer à cette action dans la région, il vous suffit de prendre contact avec le
PTB en envoyant juste un mail à ptbmonsborinage@gmail.com ou de visiter notre site de campagne.

dimanche 1 novembre 2009

Formation « Marx pour les nuls »: « 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. Pourquoi le mur devait-il tomber ? »

Formation « Marx pour les nuls » dans la région de Mons-Borinage, le 26 novembre (pour en savoir plus, cliquez sur ce lien). Thème : « 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. Pourquoi le mur devait-il tomber ? »

Vingt ans après la chute du mur de Berlin, l’Union européenne commémore l’évènement par de multiples festivités. Mais qu’y a-t-il à fêter pour la population de l’est de l’Europe ? Le taux de croissance exceptionnel dont ces pays ont bénéficié pendant quelques années était essentiellement basé sur un endettement sans précédent auprès des banques occidentales et s’est effondré avec la crise. Partout le chômage croît. Des coupes sombres dans les budgets sociaux augmentent les inégalités et provoquent des manifestations.
Les pays d’Europe postsocialiste sont également soumis, depuis la chute du mur, à une perte de population, pouvant atteindre près de 20% dans certains pays. Ces bouleversements démographiques donnent la mesure des drames humains subis. Et cette analyse oblige à établir des relations de cause à effet avec l’entrée dans l’économie de marché.
La jeunesse est sans aucun doute l’une des principales victimes de ces évolutions. En Russie, Depuis la restauration du capitalisme, les conséquences sont désastreuses sur l’éducation, le logement des jeunes et l’emploi.
La situation déplorable des pays de l’Europe de l’Est doit être imputée en premier lieu au renversement du socialisme dans la région. La crise aidant, le moment est venu de relancer la discussion sur toutes les leçons à tirer des expériences passées, mais aussi actuelles.

Karl Marx est mort en 1883. Et il serait mort une seconde fois en 1989, lors de la chute du Mur de Berlin. Cette année-là, le libéralisme, élevé au rang de pensée unique, décrétait : point de salut hors du capitalisme. Mais Marx est une bête coriace. Alors que l’on célèbre aujourd’hui les vingt ans de la chute du Mur, le système capitaliste traverse une crise majeure qui montre ses limites.

Vu l’actualité des 20 ans de la chute du mur, nous ne doutons pas que le sujet de cette formation sera intéressante. Car il est de toute importance, dans la société actuelle, de savoir où l’on se dirige, donc savoir quelle sera la société de demain, savoir quels sont les enjeux économiques et géopolitiques qui justifient un tel bouleversement.

Intéressé(e) par cette formation ? Cliquez sur ce lien.

vendredi 23 octobre 2009

Devenez membre du fanclub "taxe des milionnaires"


Lancement officiel, cette semaine, de la nouvelle campagne du PTB: "TAXE DES MILLIONNAIRES".

Accès au site de la campagne via les images de ce message et en marge de ce blog.

« Qui casse paie » dit le dicton. Mais un dicton qui n’est pas d’application à la rue de la Loi. Le gouvernement a mis vingt milliards d’argent de vos impôts dans les banques et se retrouve maintenant avec un déficit gigantesque. Qui doit payer ?

Or, la Belgique est le pays qui compte le plus grand nombre de millionnaires par habitant en Europe, après la Suisse. Notre pays est un vrai paradis fiscal pour les grosses fortunes. Et un enfer fiscal pour l’homme de la rue. Cela doit changer.

C’est pourquoi le PTB (Parti du Travail de Belgique) mène campagne pour une taxe des millionnaires. Avec une taxe des millionnaires, nous pouvons présenter la facture de la crise aux véritables responsables.
Dans notre pays, 88 000 familles possèdent plus d’un million d’euro, soit 2% du total des familles. Le PTB veut qu’elles paient au moins 1% d’impôt annuel sur leurs fortunes.

Pour réaliser cette revendication, nous avons besoin de votre soutien. Le PTB cherche au moins 88 000 personnes pour souscrire à cette demande et pour aider à la réaliser. Vous voulez aussi devenir fan de la taxe des millionnaires ?

Sur ce site vous trouvez tout ce que vous avez voulu savoir sur les grosses fortunes et sur la taxe juste qu’il convient de leur appliquer : la taxe des millionnaires.

dimanche 18 octobre 2009

"Preiss-Daimler" St Ghislain (ex-Belref) - Toute une histoire... + Discours syndical

L'industrie céramique Boraine, aussi ancienne que la Belgique...

Depuis le 19ème siècle, l'industrie céramique a toujours occupé une place prépondérante dans la région de Mons-Borinage. A Saint-Ghislain, Hautrage, Baudour, Tertre, Ghlin, Quaregnon, Wasmuël,...de nombreuses usines y produisaient des briques réfractaires destinées aux secteurs de la verrerie, de la sidérurgie, de la cimenterie ou simplement dans le secteur des marchands de matériaux. D'autres usines fabriquaient des briques pour le secteur de la construction, du carrelage en grès particulièrement résistant, des isolateurs, de la porcelaine ou encore de la faïence. Les matières premières provenaient en grande partie des carrières environnantes.

Ainsi, depuis 1834, les travailleurs de la société Preiss-Daimler située à Saint-Ghislain, beaucoup plus connue sous le nom BELREF, fabriquent des briques réfractaires destinées aux fours de verreries ainsi qu'aux sidérurgistes. Cette société, véritable fleuron de l’industrie boraine, a été brutalement mise en faillite le 29 septembre 2009. Il est à souligner que seule l’usine belge est mise en faillite par la maison mère allemande P.D. GROUP avec ses 12 millions € de profit dégagés en 2008.

Celle-ci va poursuivre ses activités en Allemagne, Tchéquie, Chine et ailleurs dans le monde.
PREISS DAIMLER s’est comporté comme un « patron voyou » en ne respectant pas ses obligations légales et conventionnelles (non paiement des salaires de septembre, préavis,….).
Il s’agit d’une véritable catastrophe pour l’emploi régional : 173 emplois directs sont perdus sans compter les emplois indirects.
En fait c’est toute l’industrie de la céramique boraine qui est en train de disparaître de la carte.
NGK BAUDOUR (ex CERABEL), RNI, Briqueterie DURIEUX, VESUVIUS HAUTRAGE, BELREF SAINT-GHISLAIN ont cessé de vivre en quelques mois. L’épine dorsale du Borinage industriel est en train de passer de vie à trépas.

C’est dans ce contexte qu’une manifestation pour l’emploi a eu lieu le 16 octobre face à l’usine Belref de Saint-Ghislain. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté leur solidarité avec les 173 travailleurs de Preiss- Daimler (parmi les manifestants, une présence très symbolique, celle de la délégation syndicale de Bridgestone Frameries en Front Commun). De nombreuses entreprises de la région étaient représentées et tous ont fortement manifesté leur volonté d'unification, de radicalisation des réactions contre les "patrons voyous" qui ne reculent devant rien pour assouvir leur soif de profits.
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Discours intégral d’Alain de Nooze (secrétaire régional de la centrale générale F.G.T.B. Mons-Borinage.

« Cher(es) Camarades,

Au nom de la centrale générale F.G.T.B. Mons-Borinage, nous tenons à vous remercier chaleureusement pour votre présence, aujourd’hui sur le site de Saint-Ghislain.
Cela nous fait chaud au cœur de vous voir aussi nombreux manifester votre solidarité avec les travailleurs de BELREF et leur famille. Cela fait plaisir de voir une telle volonté pour que votre usine continue de vivre malgré la faillite.

Une faillite injuste voulue par PREISS DAIMLER, un patron voyou parti sans payer les salaires, ni les préavis de 173 travailleurs. Un PREISS DAIMLER qu’il faut rayer de notre mémoire. Notre usine s’appelle BELREF. Elle est présente à Saint-Ghislain depuis 1834. On ne va pas accepter qu’elle disparaisse comme ça. On ne veut pas qu’elle devienne un nouveau chancre au cœur du Borinage. Car, comme le disait un journal, la semaine dernière, BELREF est le joyau de l’industrie boraine et il doit le rester.

BELREF est connu dans le monde entier pour produire la meilleure silice sur le marché. BELREF a sa place pour fournir ses produits aux verriers, aux sidérurgistes sur le plan international.
Alors, comment expliquer le gâchis actuel ? Comment expliquer la déconfiture de toute l’industrie céramique présente au Borinage en moins de 3 ans ?
  • NGK BAUDOUR (CERABEL) : fermeture en 2006
  • R.N.I. : faillite en 2008
  • Briqueterie DURIEUX : fermeture en 2008
  • VESUVIUS HAUTRAGE : fermeture en 2009
  • PREISS-DAIMLER : faillite le 28/09/2009
C’est tout le borinage industriel qui est en train de disparaître.

Il est temps de réagir. Demain, il sera trop tard.


Nous avons au Borinage les hommes, le savoir-faire, les matières premières qui ont fait sa renommée et en particulier celle de la céramique.


Cependant, par la faute du système capitaliste, par la faute des multinationales qui délocalisent, qui gèrent mal, qui se comportent comme des voyous, nos usines ferment, nos camarades et leur famille sont réduits au chômage et à la misère. C’est un scandale ! Le scandale d’un système laxiste où les patrons peuvent tout se permettre sans être inquiétés par la justice.

BELREF est un malheureux exemple supplémentaire de ce laxisme. Depuis une quarantaine d’années, depuis l’abandon de l’entreprise par la Société Générale, BELREF n’a plus été géré correctement par ses dirigeants et n’a pas obtenu les investissements nécessaires.


Il est évident que PREISS DAIMLER en rachetant Saint-Ghislain en décembre 2004 pour une poignée de cacahuètes avait une idée bien précise : supprimer un concurrent afin de favoriser ses implantations en Allemagne et en Tchéquie.

Aujourd’hui, ce sont les travailleurs borains qui trinquent alors qu’ils ont consenti tellement d’efforts, de sacrifices pour maintenir leur usine en vie.


C’est pourquoi, tous ensemble, nous allons faire le maximum pour que BELREF continue de vivre.


La Curatelle a décidé de poursuivre les activités pendant quelques semaines pour finir les en-cours de commande, la SOGEPA (Région Wallonne) va financer un bureau d’études spécialisé en vue de trouver un repreneur industriel, de nombreux parlementaires nous soutiennent, des repreneurs potentiels ont déjà visité l’usine.

Ce sont des signaux encourageants mais la partie est loin d’être gagnée. Le chemin à parcourir pour sauver tout ou partie de l’usine sera encore long, parsemé d’embûches. Pas d’illusion à se faire. Il faudra énormément de volonté, de persuasion pour aboutir au résultat que nous voulons tous… Un BELREF qui repart de l’avant.

Croyez-moi, mes Chers Camarades, c’est avec beaucoup d’émotion que je vous le dis, votre syndicat, la centrale générale F.G.T.B. (avec l’aide de toutes les bonne volontés) fera tout ce qui est humainement possible de faire pour sauver BELREF, votre usine.


Camarades,


Serrons-nous les coudes pour que demain le Borinage, terre de labeur et de solidarité, ait lui aussi une part de soleil ! »

Alain DE NOOZE

samedi 17 octobre 2009

Manifestation Preiss Daimler à St Ghislain (article + vidéo JT TéléMB)


Colère et espoir ...

Vendredi 16 octobre, plusieurs centaines de travailleurs se sont rassemblés devant Preiss Daimler, l'ancien Belref à St Ghislain. Il y avait ceux de Belref mais aussi de nombreuses délégations de partout du Borinage, même de Verviers. A l'appel de la Centrale Générale.

Lucien Ferrarini, délégué principal FGTB de Preiss-Daimler Refractories (Belref):
“Nous nous attendions à une restructuration, un plan Renault, mais pas à une faillite. Une faillite organisée en plus. Car le patron a les moyens ! Le groupe a fait un bénéfice de 12 millions d'€ en 2008. Des commandes il y en avait, mais nous ne les connaissions pas, car nous n'avions plus de service commercial ici. Toutes les commandes étaient distribuées par le siège central en Allemagne aux autres sièges. De plus, le vendredi la Direction retire 240.000 € de liquidités de la caisse de Belref, et le lundi 28 septembre il déclare la faillite ! Les salaires de septembre ne sont pas payés, ni les préavis ! Des familles se sont retrouvé sans revenu du jour au lendemain. Elles ne toucheront que leur chômage en octobre.”

Jocelyne, épouse d'un ouvrier de Belref: “Nous n'avons qu'un seul revenu dans le ménage et 3 enfants, nous devrons vivre avec 1.300 € par mois au lieu de 1.900. En début de mois, 800 € partent déjà directement pour les factures. La grande a 13 ans, elle voudrait devenir içnfirmière. Serons-nous capable de lui payer ces études-là ? Déjà maintenant, pour un voyage scolaire qui coûte 185 € nous payons sur plusieurs mois. Quand mon mari m'a téléphoné que c'était la faillite, j'ai pleuré durant une semaine. Il a déjà cherché du travail ailleurs. Il est mécanicien d'entretien, mais sur les 18 ans qu'il a travaillé à Belref, il a presque tout le temps fait le même boulot spécialisé. Cette spécialisation-là, on en a pas besoin ailleurs. Il a 38 ans, va-t-il trouver quelque chose ?

Yvan, ancien de Vesuvius: “j'ai commencé à Belref il y a 32 ans. Lors de la crise des années '90, il y a eu une scission, une partie de Belref (sur Hautrage) est devenu Vesuvius, où j'ai travaillé depuis 2004. Notre usine a fermé en juin, mais nous avons au moins su obtenir un plan social. N'empêche que les patrons ont vraiment profité de la crise pour toutes ces fermetures et faillites. Ils n'en ont rien à cirer qu'avec notre pouvoir d'achat actuel, les travailleurs n'ont pas su mettre un franc de côté pour voir venir !”

Lucien Ferrarini: “Aujourd'hui, la curatelle travaille pour récupérer les clients qui étaient des anciens clients de Belref, mais dont Preiss Daimler s'est accaparé. Notre manifestation d'aujourd'hui s'adresse aux politiques pour qu'ils nous aident à trouver un repreneur fiable”.
Pour la Centrale Générale, l’objectif était d’attirer l’attention de pouvoirs publics et d’un éventuel repreneur, indique la Centrale générale FGTB. « Nous savons que deux opérateurs industriels ont pris contact récemment avec les curateurs et que la Région wallonne suit le dossier de reprise via la Sogepa », explique le secrétaire fédéral Paul Lootens. « Mais nous tenions à exprimer notre ras-le-bol. Les travailleurs n’ont pas reçu leur salaire de septembre et, d’après mon expérience, ils devront attendre un an voire un an et demi avant que le fond de fermeture les dédommage ».

Selon le journal Le Soir, la curatelle a déjà obtenu du tribunal la continuation des activités et l'embauche de 30 ouvriers et 12 employés, par “contrats à tâche déterminée”. Une cellule commerciale a été relancée qui reçoit déjà des nouvelles commandes. Un des quatre fours serait rallumé fin du mois pour honorer les commandes... Les travailleurs espèrent.

vendredi 16 octobre 2009

Manifestation à St Ghislain [16 octobre 2009] contre les excès patronaux et les fermetures arbitraires des usines dans la région de Mons-Borinage.


Album-photos de la manifestation de St Ghislain, le 16 octobre 2009
(cliquez sur l'image ci-dessus).


Au départ de l'usine "Preiss-Daimler Refactories", la manifestation interprofessionnelle de St Ghislain, a rassemblé quelques centaines d'ouvriers de cette entreprise et d'autres de la région de Mons-Borinage, des syndicalistes [dont certains venus de Verviers], des mandataires politiques. Le Parti du Travail de Belgique était bien présent, en soutient à la cause des travailleurs de la région.

Le pouvoir politique fut vivement interpelé lors des discours des responsables syndicaux, appelant à une plus grande responsabilité. Tout en dénonçant les excès patronaux arbitraires, qui, sous prétexte de crise économique, n'hésitent pas à fermer des usines rentables, mettre des milliers de gens à la rue, leur faisant perdre leur emploi, tout en "s'en mettent plein les poches" sur le dos de la main d'œuvre qui les fait vivre. La crise économique ne doit pas être un prétexte, car cette crise n'est pas celle des travailleurs!

Le mécontentement des travailleurs, qui dénoncent la situation socialement catastrophique, dont l'issue impliquera à terme la création d'un grand chancre économique à l'échelon régional. La solidarité et la lutte ouvrière semble le moyen le plus efficace pour contrer la propagation de ce phénomène.

Un article plus complet sera prochainement publié sur ce blog, donnant plus de détails sur cette action.

samedi 10 octobre 2009

Manifestation à Charleroi :: « La crise c'est eux, la solution c'est nous »


Ils étaient entre 10 000 et 15 000 travailleurs à manifester ce 9 octobre dans les rues de Charleroi. Pour dire que les travailleurs ne paieront pas deux fois la crise. 

Lire le reportage complet sur le site du PTB.

Voir la galerie photos (cliquer ici).


mercredi 7 octobre 2009

NOUS NE PAYERONS PAS LA CRISE !

Car c'est bien l'inquiétude actuelle: Vont-ils nous faire payer leur crise?
  • Le gouvernement a-t-il mis au point un énième plan d’austérité ? Si oui, quel est-il ?
  • Après les pouvoirs spéciaux des années ’80, imposés par le gouvernement Martens/Gol ; après le plan global des années ’90, appliqué par le gouvernement Dehaene ; va-t-on encore une fois « sabrer » dans les budgets de la solidarité sociale ?
  • La classe moyenne et les pauvres seront-ils encore la cible privilégiée de l’état ? Ne sommes-nous pas occupés de nous enliser vers la pauvreté, en passant par la perte et le démantèlement de nos acquis sociaux, des services publics ?
  • Quel avenir pour les jeunes ? Quelle société leur préparons-nous ?
  • Y a-t-il possibilité de solutions plus « humaines » pour payer une crise qui n’est pas celle des gens du peuple ? Si oui, comment peut-on agir, à notre niveau, pour influencer le cours des choses ?
  • Etc............

Autant de questions, parmi beaucoup d’autres, posées par les participants, intéressés autant qu’inquiets de leur avenir, de celui de leurs enfants, et de la société en général, lors de la conférence donnée durant la soirée du 6 octobre à « La Braise », rue Zénoble Gramme à Charleroi.
Présenté par le Président Régional du PTB Hainaut, Germain Mugemangango, l’exposé, des plus passionnants, donné conjointement par Raoul Hedebouw (Porte-parole national du PTB et co-auteur du livre « priorité de gauche ») et Marco Vanhees (auteur du livre « Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches »), a littéralement captivé tout l’auditoire. Cette soirée fut entreprise dans le cadre de la campagne du PTB « Nous ne paierons pas la crise » (télécharger le tract). Un précédent message de ce blog propose le diaporama illustrant la conférence (cliquez ici).
Une délégation du PTB de Mons-Borinage s’y est rendue. La possibilité d'organiser prochainement semblable séance d’information dans la région serait bienvenue. Lors de laquelle nous sommes assurés d’y trouver bon nombre de participants, étant donné l’enjeu de ce qui se prépare, au sein du gouvernement, pour nous faire payer cette crise qui n’est pas la nôtre. Intéressé(e) ? Ecrivez-nous à ptbmonsborinage@gmail.com


Le plan alternatif du PTB


"Un plan d’urgence sociale contre la crise et une alternative de gauche aux restrictions budgétaires". Dans ce document de 25 pages le PTB présente son alternative à la veille de la déclaration gouvernementale du 13 octobre sur le budget. (Télécharger le document PDF en cliquant ici)

vendredi 2 octobre 2009

La Poste :: Le mouvement de grève s'étend



L’arrogance du grand patron Johnny Thijs dans les médias et la mise en route de « facteurs de quartier » dans quelques bureaux pilotes a déclenché la colère des postiers. La grève s’étend.

Depuis le début de la semaine, le nombre de facteurs en grève ne cesse d’augmenter. Lundi, c’était la région de Visé qui était à l’arrêt. Depuis, des actions ont eu lieu dans le Hainaut et à Bruxelles. Jeudi et vendredi, les centres de tri de Bruxelles X et Liège X sont paralysés, de même que le centre de distribution de Charleroi. Septante bureaux de poste étaient en grève en Wallonie et Bruxelles.

Complicité étroite entre postiers et syndicalistes

Qu'on ne dise plus que les postiers « ne veulent plus bouger » ou que « nos syndicats sont pourris ». Car ce sont bien des syndicalistes qui sont allés expliquer aux facteurs dans les bureaux pilotes que leur métier risque de disparaître. Les facteurs ont bien compris et ont débrayé. Et pas seulement dans les bureaux concernés. « Plus de trois quarts des bureaux en grève ne sont pas ceux qui ont été choisis pour tester le concept de facteur de quartier », affirme André Blaise (CSC Transcom) à Vers l’Avenir. Que ce soit au sommet ou à la base des syndicats, des postiers ont pris leurs responsabilités.

Et si la grève s'est étendue aussi spontanément, c'est parce que dans de nombreux bureaux, les facteurs et les délégués « n'attendaient que ça » : qu'il y ait enfin un mouvement généralisé contre ce projet qui signifie la disparition du métier de facteur.Ils en ont marre aussi de vivre une restructuration après l'autre.

L'arrogance de Johnny Thijs dans les médias - « c'est ça ou la faillite » a-t-il déclaré le 30 septembre - a provoqué encore plus la colère, et a décidé les facteurs de Charleroi et du Borinage à s'y mettre à leur tour. Y compris de nombreux contractuels à durée déterminée qui se rendent compte qu'ils seront les premiers à être éjectés. Dans les centres de tri de Liège, Bruxelles et Charleroi, les postiers ont bien compris que ce qu’on veut leur imposer signifie une attaque sans précédent à leur statut et à leurs conditions de travail. « En imposant ce nouveau genre de livreur, la direction méprise la façon dont nous avons travaillé jusqu’à maintenant. Notre conscience professionnelle nous faisait parfois chercher pendant des heures après une bonne adresse. Avec le nouveau système, ce ne sera plus possible. Une enveloppe mal rédigée retournera directement à l’expéditeur » disait un facteur au piquet de Seraing. « En plus, proposer un tel salaire ça ne permet pas de vivre décemment. Déjà nous on ne s’en sort pas, qu’est-ce qu’on peut faire avec 8,5 euros de l’heure ? » ajoute une factrice qui fait les tournées depuis 26 ans.

Ce que veulent les postiers : le retrait pur et simple des livreurs ou facteurs de quartier

L'urgence est là : le 17 octobre sera la date à laquelle la direction « peut » légalement imposer son projet. Dans ce cas, au 1 janvier 4000 livreurs mi-temps remplaceraient déjà 2000 facteurs temps plein, alors qu'il n'y a que 500 départs naturels d'anciens facteurs. Qu’est-ce que cela signifie pour 1.500 autres facteurs ?Perdent-ils leur tournée, le titulariat ???

Même les personnes travaillant pour des chèques-service gagnent plus: 9 € net de l'heure. D'habitude des entreprises délocalisent le travail vers d'autres pays à bas salaires, et c'est un scandale. La Poste fait pire: elle délocalise le travail des facteurs en Belgique et crée des sous-statuts.

Les facteurs sont dans le Top 5 des métiers les plus appréciés. Managers et politiciens sont dans le Top 5 des métiers les moins fiables. Pouvons-nous donc accepter que des topmanagers détruisent le métier des facteurs ?

Johnny Thijs prétend que c’est la crise et qu’il n’y a pas moyen de faire autrement. Mais le chiffre d'affaires de La Poste a augmenté de 2,2 %. Les actionnaires de La Poste ont touché un dividende de 172 millions d'euros en 2008 contre 60,8 millions en 2007. L'actionnaire privé, CVC Capital Partners, a ainsi obtenu une marge bénéficiaire de 28 %.

« Nous proposons dès lors un moratoire sur la distribution des dividendes aux actionnaires tant que les conditions de travail sont ainsi mises en danger ! » avance Raoul Hedebouw, porte-parole du Parti du Travail de Belgique. « La somme de 172 millions d'euros représente environ 4000 emplois. Si les actionnaires ne prenaient que la moitié de leur bénéfice, cela pourrait sauver déjà 2 000 emplois temps plein… C’est une solution bien plus sociale que de recourir à des « facteurs de quartier » ! »

Une loi postale contraignante

Et l’ouverture totale du marché postale imposée par l’Union européenne en 2011 ? Impossible de l’arrêter ?

Pas si l’Etat belge joue bien son rôle et fait adopter une loi postale qui oblige tous les opérateurs postaux à travailler 5 jours/semaine, sur l'ensemble du territoire, avec les mêmes conditions salariales actuelles qu'à La Poste. Avec interdiction de faire appel à des indépendants ou des livreurs. C’est la proposition pour l’immédiat du PTB. 

La nouvelle loi postale doit encore être votée au Parlement. « Là, on verra les partis politiques au pied du mur », dit un délégué liégeois. « Mais je crains que le fossé entre les syndicats et les partis dits de gauche au gouvernement devient de plus en plus grand. »

A partir du 5 octobre, les actions continueront, avec des tournantes par bureau.

Alice Bernard




vendredi 25 septembre 2009

Taxe des millionnaires et budget 2009.



Après des années de restrictions, de perte massive d'emplois ...


Nous n'allons pas payer deux fois leur crise!

  • Ni en épargnant sur la santé, les services publics et l'enseignement
  • Ni en travaillant plus longtemps, à des salaires trop bas ou dans des emplois précaires
  • Ni en imposant de nouvelles taxes aux gens
  • Ni par des taxes supplémentaires sur l'épargne-pension


Les responsables de la crise doivent payer

Les banques et les millionnaires!

(Faites défiler le slide-show ci-dessous comme un diaporama classique, avec possibilité de vue plein-écran):

mercredi 23 septembre 2009

SNCB :: Quel avenir pour B-Cargo ?

Quel avenir pour B-Cargo ?


La restructuration est-elle inévitable ?

La crise est-elle responsable de cette situation ?

Quelles solutions sont envisageables ?

Le débat doit réellement avoir lieu, votre avis doit-être entendu !!

À en croire l’analyse faite pour sortir B-Cargo de l’impasse, il y aurait 3 scénarios possibles:
  1. On vend B-cargo:
  2. On filialise B-Cargo (Cela nous rappelle étrangement ABX).
  3. On garde B-Cargo au sein de la SNCB, mais on restructure et on dégraisse et en infrastructure et en personnel.
C’est donc un choix cornélien, c'est-à-dire la peste ou le choléra.

Ce plan quoi qu’on en dise n’a rien à voir avec la crise mais celle-ci effectivement permet aux décideurs d’en prendre prétexte pour accélérer les choses.

À aucun moment on n’envisage ni du coté SNCB, et encore moins du coté politique de développer et d’investir dans le transport marchandise ferroviaire.  On en parle bien du coté syndical mais avec une certaine frilosité et sans une véritable mobilisation.

Que restera t-il du transport marchandise par rail dès demain, une grande plate-forme à Anvers et une formation riquiqui en Wallonie (Monceau).

Comment peut-on avec une telle infrastructure encourager les entreprises de passer de la route au rail, comment avec un tel plan basé uniquement sur des trains complets (principalement lié aux grandes entreprises) éviter l’augmentation de camions sur nos routes ?

Si l’on ne subventionne pas le transport diffus par rail, comment va-t-on dès demain diminuer les tonnes de CO² et limiter l’effet de serre ?

. . . . . . . .   Lire la suite de cet article en cliquant ici.

mercredi 16 septembre 2009

Manifestation de soutien, à Charleroi le 9 octobre

Hier, 15 septembre, la CSC et la FGTB ont tenu une conférence de presse, afin d'annoncer un mouvement...
La situation socio-économique du pays se dégrade de plus en plus, le chômage ne cesse d'augmenter,...et dans tout ça, qui paye déjà et va encore payer la crise? NOUS!!!
Vous aussi vous en avez marre de ne pas être entendu???
Alors, venez le dire avec nous le 9 octobre, lors de la manif organisée par les syndicats de Charleroi, en soutien du rassemblement de Bruxelles.
RDV à 10h, à la place Buisset pour finir à 11h30 sur la place du Manège pour le meeting de clôture.

La marche de Boussu-Bois du 5 septembre


Organisée par les militants et sympathisants du PTB de la région de Mons-Borinage, elle a rassemblé une petite trentaine de participants. Au départ vers 16h15' samedi 5 septembre de la friterie "casse-dalle", le parcours de huit Kilomètres s'est bouclé à l'aise, en moins de deux heures, et dans une super bonne ambiance. Le cadre enchanteur des recoins méconnus de la région ont ravi les participants qui espèrent bien voir renouveler cette opération. Le but de cette promenade conviviale était de faire connaître le parti du travail de Belgique autrement que par les campagnes électorales.

L'initiative fut couronnée de succès.

La Poste impose des « sous-facteurs » contre l'avis syndical

Précédent dangereux pour les entreprises publiques

La Poste impose des « sous-facteurs » contre l'avis syndical

La Poste et le front commun syndical s’opposent sur le statut des nouveaux “facteurs de quartier”. La Poste passe outre l'avis syndical. Les syndicats se réunissent pour élaborer la riposte.

Il y a déjà plus d’un an, la Poste annonçait son intention d'introduire un système de « livreurs » à temps partiel, à l’instar de la Hollande. Ils se voient juste aujourd’hui affublés d’un autre nom: facteurs de quartier. La version finale que la direction a défendue devant la Commission Paritaire de jeudi 10 septembre prévoit pour ces derniers un salaire horaire brut de 8,41 €. Ces facteurs seraient engagés sur une base de 3h 47 par jour. Après six mois ininterrompus de travail, de petites primes s'y ajouteraient: 1,41 € de chèque-repas, 0,369 € par jour d'indemnité RGPT (prime pour travail extérieur sans infrastructure, notamment sans WC qu'il faut donc pouvoir payer durant la tournée), 0,05 € par km pour l'utilisation du vélo personnel.

La crainte des syndicats est très clairement la disparition du statut des facteurs actuels, par un procédé d’extinction progressive au profit de « sous-facteurs », moins chers et moins protégés, qui viendraient remplacer les départs à la pension.
En outre, les “facteurs de quartier” seront-ils des salariés ou des indépendants ? Car la loi postale n'est toujours pas votée. Si le Ministre Van Quickenborne arrive à imposer son point de vue, les concurrents pourront travailler avec des indépendants. Dans ce cas, la Poste fera de même!

Pas de fatalité

Après le non syndical, La direction de la Poste a fait savoir qu'elle « prendra les dispositions nécessaires pour poursuivre la réorganisation. » L'article 35 de la loi de 1991 prévoit que lorsqu'une proposition est refusée en Commission paritaire, la Direction a le droit de passer le relais au Conseil d'Administration qui peut alors décider seul.

Cet article de la loi sur les Entreprises Publiques n’a jamais été appliqué et il s’agirait d’un précédent dangereux: les syndicats sont mis sur le côté. Si cela passe à La Poste, demain il peut être d'application aussi à la SNCB ou à Belgacom. Les réactions syndicales fusent. Michel Meyer (CGSP Poste) : « Désireuse de réaliser des bénéfices en pratiquant le dumping social, La Poste n'apporte aux agents aucune certitude quant à la stabilité de l'emploi.»
Réaction immédiate aussi à Liège et à Seraing où les facteurs et trieurs de nuit sont partis en grève dès ce fameux jeudi-soir.

Pour ceux qui verraient là une fatalité, rappelons que les actionnaires de la Poste ont touché en 2009 un dividende de 172 millions d'€ contre 60,8 millions en 2008 (1). 86 millions d’euros pour l'Etat, et 86 pour l'actionnaire privé. Ce dernier, CVC Capital Partners, obtient ainsi une marge bénéficiaire de 28 %. Voilà le résultat de toutes les restructurations à la Poste.
Pour le premier semestre de 2009 également, « l'entreprise a pu réduire encore ses frais de fonctionnement et ainsi limiter les dégâts (des effets de la crise). Grâce à ces économies, le résultat d’exploitation normalisé du premier semestre 2009 (139 millions d'€) a pu être maintenu au niveau du premier semestre 2008 (135 millions d'€).»(2)  Les actionnaires sont ainsi rassurés pour leurs prochains dividendes !
Tout ça sur le dos des postiers et des usagers.

Le PTB a donc fait le calcul suivant: Si la somme de 172 millions d'€, au lieu d'être distribuée aux actionnaires, était ré-investie dans la Poste, sous forme d'emplois, cela représenterait environ 4 000 emplois… solution plus sociale que de recourir à des “facteurs de quartier” !

Edith Janssens
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(1) Le Soir, avril 2009
(2) Communiqué de la Poste, 31.08.09